Alors jsuis desole mais quand on decouvre quelquechose de nouveau la tradition francaise veut qu'on pousse une gueulante, donc avec ca ce sera fait.
De Melbourne a Nantes..
Je ne sais pas si vous lʼavez remarqué, mais on ne trouve jamais completement ce
que lʼon cherche, c'est notre condition :
La realité est bien entendue strictement personelle, ce qui vaut pour moi est rendu nul par
la réflexion de lʼautre.
Je suis parti en australie pour deux raisons principales, complémentaires ; Confronter mes
rêves buccoliques de bout du monde avec la réalite australienne, et disparaitre le plus loin
possible pour réaliser pleinement ce quʼest que perdre ce que lʼont ne soupconne pas
possèder.
Cela fera un mois et une quinzaine de jours que jʼy aurais mis les pieds, à Melbourne VIC
quand vous lirez ceci, que jʼaurais pris les marques de mes quartiers dʼété, que jʼaurais
commence à le calculer, lʼautochtone et sa jungle de béton de lʼautre bout du monde.
Jʼai imposé sans le vouloir une disette dʼinformation à mes amis, à ma famille, à celle qui
garde les clés de mon coeur, mon âme étant en voyage..
De la vue, du gout, & du reste des nuages..
Le paysage a changé, mais les gens pas trop, que lʼon soit en france ou ici le commun
des mortel sʼest en fait juste adapté à la chaleur; on y fait lʼamour plus tard, on y mange
plus tôt, la bière remplace le pastis de 16h, qui remplace la vodka, le whisky, faute de
mieux faute aux sous ; faute aux gens dʼargent, faute au capitalisme qui nous nourris et
nous tue, dans la joie ; Humains quoi.
Même chose ici comme ailleurs, mais en plus chaud. Le voile américanisant de la mode a
couvert les murs, les esprits et les hommes; en oubliant la croupe des femmes.
Quand aux Indiens, Pakistannais, Chinois, Coreens, Thailandais, murs branlants et
remplacables de cette nouvelle societe consomatrice blanche, leurs sourires et leur culture
sont encore ce quʼil y a de plus fascinant dans ces rues qui marchent au pas. Anarchoéxostisme
des regards de la main dʼoeuvre étrangère face aux jupes trop courtes et la
fameuse bienveillance forcée des australiens face au backpacker mal organisé. No
worries mate, dépense. Cʼest pas Burger King qui nous met la pression, cʼest juste quʼon
aime ça le pognon tu sais comme chez toi.
Alors quʼest-ce quʼon fait pour ca?
On se conforme, un peu. On consomme, beaucoup.. On finit enfin par trouver des
solutions pour rouler en dehors des rails une fois de plus et puis on sort la tête de lʼeau, du
nombril de son âme pour faire quelques concessions à la mère capitaliste, au pays à la
patrie nourrice, à son égo pour profiter des petits moments de bonheurs qui forment au
grand final, la matrice dʼune vie. Une vie diffèrente du voisin avec qui on sʼaccorde non
pour faire bien mais parce que cʼest plaisant, dʼexprimer sa voie, sa fiertée, vanitée,
humanité, amusons-nous.
Quʼest-ce qui nous empêche dʼêtres heureux des plaisirs dʼune vie ordinaire ? Jʼai compris
ici que lʼon pouvais marquer sa différence en toute chose, y compris dans la facon de
rouler sa clope. Clope. Je nourris lʼindustrie du tabac du plus mal que je le peux, jʼachète
des roulées, Noodles, jʼen a payées quelques plats au magasin, le reste, volé. Quatre
dollars de profit pour prolonger ma vie devrait leur suffire.
Jʼai compris ici quʼil convient à la morale de chaque homme libre de décider quoi donner
en échange au système pour continuer à vivre, plus quelques bonus en chips et bières
pour le sourire. Of course.
De ce qui reste au pays,
Les parents bien sur, à la fois à des lieues de mon âme et si proches de mon coeur, mais
à la lumière du soir sur les canapés de la terrace; ce sont les amis qui manquent le plus.
Tendre une clope à Perrin, mʼen allumer une sur le siège de sa voiture pendant quʼil
esquive les bandes banches, les corons. Les larmes de rires de Tonio bourré, les déboires
de Max et son honnêteté, sont des biens que je regrette amèrement avoir laissé derrière
moi tant les faire amener de france par colisposte me démange.
Ces lignes ne parleront pas à tout le monde, alors les bras dʼHélène non plus, parce que
les imaginer mʼentourant, la tête posée contre son sein, me redonnent la foi ici à des
milliers de kilomètres dʼelle.
Jʼen ai connu des filles de toutes sortes et parfois avant de mʼendormir je me vois moi
même me demander ce qui me fait croire que je lʼaime. Je me réponds alors que je nʼai
aucun mal à lʼimaginer sous toutes ses coutures, toutes les merveilles dissimulées sous
ses pulls je les connais, tout ces petits défauts, je mʼen rappelle un à un et jʼai appris a les
aimer.
Ma si fragile et insoupconnée Helene, il etait si urgent de profiter de ne tʼavoir quʼà moi
avant que le monde ne te découvre. Jʼespère te surprendre encore à travailler dans ton lit
quand je reviendrais, et que toute ta douceur sera à nouveau au rendez-vous au bout de
mes doigts..
Alors?
Alors je vais profiter, vraiment mʼéclater, pour ne pas vous avoir quitté pour rien, vous le
meilleur de ce que jʼavais, et quand je reviendrais, ca va être votre fête à tous bande de
petits foufous.
Ps ; Apres ce post de n'importe quoi qui tranche avec le serieux ordinaire de ce blog, je vais vous rassurrer en vous annoncant un retour a la normale des que mon
nouveau billet sera pret. Il s'intitulera "L'attaque des singes-souris mangeurs de chips" et contiendra entre autres sexe, drogues, violence verbale, suspence le tout dans une ambiance funky
habituelle.
Bon reveil mes petits haricots.